5 juillet au 10 octobre 2026
L’exposition explore les jardins créés par leurs usagers, qu’ils servent à se nourrir, à se détendre, ou aux deux. Les œuvres présentées — photographies, installations et documents — mêlent création artistique et gestes du quotidien. Dans un contexte de crise climatique et de redéfinition de notre rapport au vivant, Fabriquer un jardin interroge notre rapport au monde et politise ce qui ne peut plus rester de l’ordre du privé. Les artistes réunis, majoritairement photographes, révèlent des liens entre art et vie, et conservent la trace d’expériences et de réalités en constante transformation.
Thème du festival Normandie impressionniste cette année, le jardin revêt évidemment de multiples aspects – activité de loisir et production marchande, décorum architectural ou encore création paysagère. Sans exclure ces dimensions, l’exposition envisage plutôt le jardin comme un processus de fabrication dont des artistes contemporains ont fait le sujet, voire la matière de leurs œuvres.
Fabriquer un jardin, en l’occurrence, ne vise pas un objectif circonscrit ; c’est une pratique tantôt personnelle tantôt collective, qui met en relation des techniques, des espaces et des temporalités, y compris imaginaires. Dans le contexte actuel de crise climatique et d’interrogations sur le vivant, fabriquer un jardin implique un rapport au monde, une manière de l’habiter.
Le jardin figure un paysage rapproché dans lequel le végétal devient métaphore de la vie, où les êtres humains participent de la nature. Objet d’intérêt pour le regard et espace pour les corps plus largement, il pourrait constituer l’envers du champ où l’on trime, une alternative à la recherche du profit ou du prestige.
Cette pratique du jardin relève autant de l’œuvre que de l’activité : le travail n’y est pas opposé à l’art ; mieux, elle rapproche la vie d’artiste des existences ordinaires. La création s’exprime à travers une « invention du quotidien », bien au-delà de la production d’objets esthétiques : fabriquer des morceaux de nature, en ce sens, rélève d’une démarche expérimentale dont procède la pratique artistique.
Dans une telle perspective, la photographie et le film jouent un rôle essentiel : ils enregistrent les diverses formes qui constituent tout jardin, comme autant de moments d’une transformation continue.
Balade-rencontre
« Jardiner avec le vivant », avec Delphine Esterlingot
26 août, 17h
Rencontre
« L’artiste est partie au jardin », avec Céline Duval
12 septembre, 18h30
Projection-rencontre Sept promenades avec
Mark Brown (2024, 104 min)
de Vincent Barré et Pierre Creton
3 octobre
Visite croisée
« Végétaux, jardins & paysages »
7 octobre, 15h
Informations pratiques
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Le Point du Jour
107, avenue de Paris 50100 Cherbourg-en-Cotentin
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Mercredi — dimanche : 14h — 18h
02 33 22 99 23
